Une unité de production d'aliments composés pour bétail et volaille est une installation industrielle ou semi-industrielle qui transforme des matières premières agricoles (maïs, soja, son de blé, tourteaux, compléments minéraux et vitaminiques) en formules nutritionnelles prêtes à l'emploi destinées aux élevages bovins, ovins, caprins et avicoles. Au Maroc, ce projet représente l'un des investissements les plus porteurs du secteur agro-industriel en 2026, avec un potentiel de marge nette pouvant dépasser 15 % dans un scénario optimisé.
Le Maroc compte plus de 300 millions de têtes de volaille produites annuellement et un cheptel bovin, ovin et caprin estimé à plus de 30 millions de têtes. Or, la production nationale d'aliments composés ne couvre qu'une partie de la demande réelle, créant un déficit structurel que les importations peinent à combler. Les épisodes de sécheresse récurrents, combinés à la hausse des coûts des fourrages naturels, poussent les éleveurs à se tourner massivement vers les aliments composés industriels, plus stables en qualité et en prix.
En 2026, plusieurs facteurs convergent pour rendre ce projet particulièrement attractif. Le Plan Génération Green 2020-2030 encourage la modernisation de la chaîne de valeur animale. Les subventions de l'État sur certaines matières premières importées (maïs, soja) réduisent les coûts d'approvisionnement. Enfin, la demande en protéines animales (viande blanche, viande rouge, lait, œufs) continue de croître sous l'effet de l'urbanisation et de l'évolution des habitudes alimentaires. Investir dans la production d'aliments composés pour bétail et volaille, c'est se positionner en amont d'une filière en pleine expansion, avec une clientèle captive et des besoins récurrents.



0 Commentaires